Guérison émotionnelle : la fin de l'ego

 

Depuis quelques années, la guérison émotionnelle est devenue une priorité pour de nombreuses personnes. Il ne s'agit plus d'un simple suivi psychologique, mais de l'exploration des profondeurs de notre âme et de la réparation de notre être à son niveau le plus fondamental. Ce n'est pas un hasard si nous réalisons maintenant l'importance de ce travail. L'Humanité elle-même, en tant que conscience collective, est entrée en phase de guérison, et cette guérison mène ultimement à la fin de l'ego. Dans cet article, je vous propose de voir ce qu'est véritablement l'ego, son origine, ses dysfonctionnements et comment les changements que nous traversons maintenant nous amènent à une société basée non plus sur l'ego, mais sur l'harmonie et le partage.

 

L'ego, on l'aime, on le hait

Dans notre société moderne, on aime l'ego autant qu'on le hait. Les traditions spirituelles et les organismes à portée sociale le condamnent. Dans ces milieux, il n'est pas bon de penser à soi, et il convient de se sacrifier et de faire passer les autres avant soi. Au sein du monde du travail, c'est tout à fait autre chose. Là, on encourage l'individualisme, la prise de risques et d'initiative. C'est le culte de la réussite. Ce tiraillement fait également parti de l'éducation que nous transmettons à nos enfants, et vous avez certainement votre propre point de vue à ce sujet, en fonction de la façon dont vous avez été élevés par votre famille. Mais même si on parle beaucoup de cet ego controversé, on ne sait souvent pas clairement de quoi il s'agit. Qu'est-il vraiment et d'où vient-il ?

 

La naissance de l'ego

On confond souvent l'ego avec la personne elle-même, mais en fait il existe une énorme différence entre les deux ! En réalité, l'ego est le fruit de notre éducation dysfonctionnelle. Alors que nous grandissons, nous apprenons de nos parents, proches, professeurs et amis, que certaines facettes de notre être ne sont pas acceptables et qu'il convient de les réprimer. Ainsi, nous mutilons notre être en mettant à l'écart tout ce qui en nous peut déranger notre entourage, et le résultat de ce processus est un masque que nous nous sentons condamnés à porter pour le restant de notre vie. Ce masque est le « je » auquel nous faisons souvent référence en parlant de nous-mêmes, le « je » qui est socialement acceptable et correct. Mais ce « je »-là est tout à fait faux, insécure et fondamentalement incomplet. Ce n'est pas qui nous sommes, c'est l'ego.

 

En nous sentant privés du droit d'être pleinement nous-mêmes, en étant privés de nos ressources intérieures et de notre identité profonde, nous nous rabattons sur ce masque. Mais puisqu'il s'agit d'un artifice, jouer ce rôle ne nous apporte qu'un sentiment de vide intérieur que nous nous empressons de combler par toujours plus d'objets, d'expériences, de réussite... Puisque ces identités sont fictives, elles ne reposent sur rien, et donc un rien menace leur existence.

 

Lorsque nous nous identifions à ce masque que nous portons, nous aurons perpétuellement peur d'être démasqués, car si les autres se rendent compte de notre nature profonde tant rejetée par nos parents, nous serons en danger d'exclusion. Ce masque devient comme un rempart contre l'adversité qu'il nous faille défendre à tout prix, ce qui peut nous conduire à des comportements agressifs et compétitifs pour prouver notre valeur, pour asseoir notre influence. Comme si cela pouvait rendre le masque réel. Imaginez toute une société de personnes se comportant de cette façon et vous aurez compris l'origine des souffrances en ce monde... Au final, nous récolterons une vie de stress, de tension et de résistance intérieure, et ces efforts perpétuels d'être qui l'on n'est pas vont consumer notre énergie et notre santé.

 

Bas les masques !

La solution à ce problème est toute simple : vous n'êtes pas obligés de porter ce masque ! Vous avez pleinement le droit d'être qui vous êtes vraiment, car c'est votre droit de naissance. C'est ce pour quoi vous êtes venus en ce monde, et personne n'a le pouvoir de vous en priver au fond. Oui, vos parents, vos professeurs et vos amis vous l'avaient interdit quand vous étiez enfant (ce qui était un réel abus de pouvoir), et aujourd'hui, en tant qu'adulte, vous n'êtes plus tenu de leur obéir. Alors n'attendez plus pour descendre en vous-même, pour vous reconnecter avec qui vous êtes vraiment. Mettez enfin la main sur le potentiel qui sommeille en vous et commencez à l'exprimer.

 

Une chose magique se produit lorsqu'une personne renoue pleinement avec elle-même : elle réalise que toutes les ressources dont elle a besoin pour vivre une vie accomplie sont en elle, et qu'elle n'a plus besoin d'entrer en compétition avec le monde extérieur, ni à accumuler les choses. Quand on se sent si plein de potentiel, d'idées, de choses à offrir, comment puisse-t-on encore manquer de quoi que ce soit ? A la place, on a hâte de partager avec les autres ses talents dont on déborde littéralement.

 

Bien-sûr, le chemin lui-même est semé de blessures à guérir, de programmations à défaire et de souffrances émotionnelles à libérer, mais la récompense à la clé le vaut largement. Il est nécessaire de déconstruire le passé pour vous reconstruire à nouveau, de dissoudre l’ego pour laisser enfin rayonner votre enfant intérieur, et le choix d'entreprendre ce travail vous appartient.

 

Une nouvelle société

Imaginez une société où toutes les souffrances émotionnelles ont été guéries et où chacun se sent libre, heureux et épanoui d'être qui il est vraiment. Imaginez tous les trésors que chacun de nous a à offrir aux autres ! Et imaginez tous ces trésors en libre circulation. Quel serait le niveau d'abondance de notre société, si chacun de nous était libre d'exprimer ses talents pleinement ? Au lieu de passer sa vie, enfermés dans des bureaux, à générer des bénéfices pour un monsieur tout en haut de l'échelle hiérarchique, nous serions là, à générer des bienfaits pour les autres – nos voisins, proches et amis - dans la vie de tous les jours. Cette vision peut vous paraître utopique aujourd'hui, et pourtant je suis convaincue que c'est exactement ce qui nous attend dans les prochaines années. Non plus une société egotique hiérarchisée, basée sur l'accumulation et la compétition, mais une véritable communauté d'individus interconnectés, tels des neurones, basée sur la liberté, l'entre-aide et le partage.

 

 

 

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