Souffriez-vous d'un deuil inachevé ?

 

Fatigue chronique, douleurs, insomnies, compulsions alimentaires... Quelquefois la cause de ces troubles est moins évidente qu'il n'y paraît. J'ai travaillé avec de nombreux clients qui présentaient ces symptômes et dont la cause remontait... à un deuil inachevé. Lorsque vous faites face à la disparition d'un proche, d'un ami ou de votre animal de compagnie, rien ne vous prépare à la douleur de la perte et à l'acceptation nécessaire de ce fait. Chacun y fait face comme il le peut, et il arrive qu'en croyant être passé à autre chose, vous avez simplement refoulé votre douleur et qu'elle continue de se manifester par divers désagréments. Dans cet article, vous allez apprendre comment identifier un deuil inachevé et libérer la souffrance qu'il génère afin de retrouver la paix une fois pour toutes.

 

Avez-vous vraiment fait votre deuil ?

La souffrance générée par un deuil inachevé est si subtile qu'il ne vous viendrait parfois même pas à l'esprit que le mal-être, la fatigue ou les compulsions alimentaires qui ponctuent chacune de vos journées y sont directement reliées. Je vous propose donc un petit exercice d'introspection :

-Prenez une feuille de papier et un stylo. Divisez la feuille en trois colonnes.

-Pensez au différents deuils auxquels vous avez été confrontés au cours de votre vie et notez-les les uns sous les autres dans la première colonne.

-Dans la deuxième colonne, en face de chacun de ces événements, marquez sur une échelle de 1 à 10 à quel point ces disparitions vous affectent encore aujourd'hui émotionnellement (1=je suis en paix, 10= je souffre beaucoup).

-Enfin, dans la troisième colonne, marquez les différents symptômes que vous présentez et dont l'apparition remonte au moment des événements.

-Relisez votre tableau : si, pour l'un de ces événements, vous avez donné une note supérieure à 5 à votre degré de souffrance, et que vous remarquez que vos symptômes sont chronologiquement liés à ce deuil, il est possible que vous n'ayez pas tourné la page et que les émotions douloureuses continuent de vous affecter au quotidien.

 

Quand se faire accompagner ?

Il nous est difficile d'avancer dans la vie sans avoir fait au préalable le deuil du passé. Par exemple, la disparition d'un conjoint ne nous laissera pas la possibilité de tisser de nouveaux liens affectifs durables si notre cœur est encore lourd de la perte, quand bien même nous le souhaitons consciemment. Si vous êtes encore fortement perturbé par la disparition d'un être cher et si vous présentez divers symptômes psychosomatiques, peu importe que cela date de 5, 15 ou 30 ans, vous pourriez vouloir demander assistance pour passer ce cap et vous libérer de la souffrance émotionnelle.

 

Je vous conseille de faire appel à un professionnel de confiance qui pratique une technique de libération émotionnelle. Il est important de pouvoir revivre le drame et de vous laisser la permission d' « aller mal », surtout si par le passé vous vous étiez efforcé de faire bonne figure devant les autres pour ne pas les chagriner davantage (ce qui aurait pu jouer un rôle dans le refoulement de vos émotions). Beaucoup de deuils sont soudains, imprévus, choquants. Hier encore vous parliez à cette personne et voilà qu'aujourd'hui elle n'est plus de ce monde. Mes clients me disent : « Je n'ai même pas pu lui dire au-revoir ». En séance, il est donc important que vous ayez l'occasion de faire correctement vos adieux. De plus, il est nécessaire de se pencher sur toutes les émotions associées à cet événement, parmi lesquelles il peut y avoir non seulement de la tristesse, mais aussi la culpabilité, la peur, la colère... L'acceptation sera le résultat découlant naturellement de ce travail sur les émotions, et avec l'acceptation, votre processus de deuil pourra enfin être achevé.

 

Retrouver la paix intérieure

Certaines personnes pensent à tort qu'en se libérant de la souffrance, elles feront tomber le défunt dans l'oubli, comme si la souffrance était la seule façon pour elles de faire vivre sa mémoire. Évidemment, tel n'est pas le cas. Comment oublier quelqu'un qui nous avait marqué profondément ? Faire son deuil ne signifie en aucun cas oublier. Ce n'est pas sur le défunt que nous tournons la page, mais sur la souffrance que nous éprouvons face à sa disparition. Est-il possible que demain vous puissiez repenser à tous les bons moments passés ensemble avec cette personne ou cet animal et vous sentir en paix ? Pas heureux, certes (comment le pourriez-vous?), mais profondément en paix. Ceci étant dit, la décision de vous faire accompagner vous appartient et vous seuls saurez quand vous êtes vraiment prêts à sauter le pas.

 

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