En finir avec la peur du regard des autres

 

Bonjour à vous, mes chers sophronautes ! Avez-vous peur du regard des autres ? Appréhendez-vous la réaction de vos proches et amis lorsque vous vous apprêtez à leur annoncer une décision personnelle, un nouveau choix de vie, un changement radical qui vous concerne ? Le « qu'en dira-t-on » vous empêche-t-il d'avancer en direction de vos rêves ? Dans cet article, je vous propose d'explorer l'origine de cette peur et de changer de vision pour mieux la dépasser.

 

Un-deux-trois-soleil !

Alors que nous étions enfants, le regard de nos parent était celui auquel nous étions principalement confrontés. Un regard bienveillant, inquiet, critique ou émerveillé. C'est donc très tôt que nous avions appris à ajuster notre attitude à ce regard. « Fais attention, je t'ai à l'oeil ! » Ne surtout pas faire certaines choses à la vue de notre mère ou du père pour éviter d'être puni. Beaucoup d'enfants ne renoncent en effet pas totalement à leurs « bêtises », ils comprennent très bien que la punition ne suit que s'il y a des témoins oculaires et apprennent à mener une double vie très tôt. C'est comme jouer à « un-deux-trois-soleil ! » Tant que personne ne regarde, on peut être soi-même, dès que quelqu'un est là, on se tient à carreaux.

 

 

Il suffit de s'immerger dans le monde de l'entreprise pour s'apercevoir que nous n'avons pas beaucoup changé depuis. Un coup d'oeil à gauche, et on repère une collègue qui joue discrètement sur son smartphone, tandis qu'à droite deux autres collègues discutent d'un fait divers depuis un bon moment déjà pendant les heures de travail. Mais il suffit que la voix du manager résonne dans le couloir, et hop ! Tout le monde est de retour devant son poste de travail comme si de rien n'était.

 

 

Le traumatisme de l'école

L'éducation scolaire telle que la majorité d'entre nous l'avons connue, rajoute une anxiété supplémentaire, puisqu'en plus d'avoir été confrontés au regard empreint de jugement du professeur, nous devions faire face aux camarades de classe qui pouvaient parfois s'avérer impitoyables. En effet, le modèle scolaire classique consiste à mettre les enfants en compétition et à systématiquement comparer leurs résultats en établissant une hiérarchie entre les meilleurs de la classe, les bons et les mauvais élèves. De ce fait, être appelé au tableau, faire un exposé ou aller chercher sa copie au bureau du professeur alors qu'il annonce publiquement la note, telle une sentence, s'apparente à une exécution publique. C'est un traumatisme dont peu d'entre-nous avons réchappé, et se confronter au regard des autres nous renvoie souvent à ces moments d'angoisse, de honte voire d'humiliation.

 

 

Vous n'êtes plus un enfant !

De quoi avez-vous peur au fond si ce n'est de perdre l'amour de ceux qui vous sont chers ? Lorsque l'angoisse monte, écoutez-la bien. Que vous raconte-t-elle ?

 

« Si j'annonce à mes parents que je laisse tomber la fac, ils seront très déçus. Pourtant, je suis convaincue que ce n'est pas ma voie et j'ai envie de changer » = J'ai peur que si je déçois mes parents, ils m'aimeront moins.

 

« Si je présente à mon père mon nouveau petit ami, j'ai peur qu'il pique de nouveau une crise et que ça se passe mal » = J'ai peur que si je présente à mon père l'homme que j'aime, c'est mon père qui m'aimera moins.

 

« J'ai peur de faire part de mon nouveau projet professionnel à mes amis, ils vont me décourager, mes dire que je suis folle de quitter mon CDI pour me lancer dans la création de mon entreprise en ces temps incertains » = J'ai peur que si je fais part de mes rêves à mes amis, ils fassent preuve de désamour envers moi et me rejettent.

 

 

Toutes ces situations révèlent la même peur fondamentale qui est celle de l'enfant qui a peur que ses parents ne l'aiment plus et l'abandonnent (à une mort certaine à défaut de soins !) s'il fait une bêtise ou dit ou fait quelque chose qui leur déplaît. Cependant, vous n'êtes plus un enfant désormais ! Vous ne vivez pas pour faire plaisir aux autres. En tant qu'adulte, vous assurez maintenant vos propres besoins et votre survie. Il ne tient donc qu'à vous de décider de votre vie et de la direction que vous souhaitez lui donner. Bien sûr que tout le monde ne sera pas toujours d'accord avec vous sur toute la ligne. Il est normal pour deux personnes distinctes d'avoir deux avis distincts. Ceci ne devrait pas vous troubler, ni vous influencer si vous êtes certain de vos choix, et encore mois vous effrayer. La maturité implique d'être capable de prendre ses propres décisions et de s'y tenir peu importe la pression extérieure.

 

 

Aimez votre différence

 

Bien qu'on se soit obstiné à nous le faire croire à l'école, le monde n'est pas un terrain de compétition. L'Univers et la nature sont basés sur la coopération. Chaque espèce animale ou végétale, chaque élément, chaque minéral a sa place et son rôle à jouer au sein du vaste organisme que représente notre planète. Toutes ces espèces et minéraux sont uniques. Tous se complètent pourtant harmonieusement.

 

 

Nous, les humains, ne sommes pas si différents. Chacun de nous est également unique. Chacun est appelé à jouer un rôle sur mesure et à compléter tous les autres. Dans cette vision, la comparaison est futile. Vous n'êtes ni mieux ni pire que quelqu'un d'autre. Vous êtes un exemplaire unique sur plus de sept milliards d'êtres humains, n'est-ce pas merveilleux ? Personne ne pourra mieux jouer votre rôle que vous, car personne ne peut prendre votre place.

 

 

Il est donc fondamental pour vous de commencer à aimer vos différences. Elles sont votre trésor le plus précieux. Vous n'êtes pas né pour vous conformer à la vision de votre famille ou de vos amis. Vous avez votre propre voie à explorer. Il n'y a que de cette façon que vous pourrez contribuer quelque chose de nouveau à votre entourage et au progrès de la société. Ceci ne compte-t-il pas davantage que l'avis subjectif de quelques-uns ?

 

 

 

 

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