SOS déprime saisonnière: que faire?

 

Bonjour à vous, les sophronautes ! Comme tous les ans depuis plus de dix ans, la déprime saisonnière finit par me rendre visite peu après la rentrée. Et puisque mon credo de vie consiste à transformer les difficultés en sagesse, je me suis dit, pourquoi ne pas partager avec vous ma façon personnelle d'accueillir et de vivre cette période délicate de l'année. Si vous pensez être affecté par ce trouble de l'humeur, mais n'en êtes pas certain, ce test pourra vous éclairer.

 

Adaptation de l'organisme

Sautes d'humeur, fatigue, tristesse, manque de motivation, tendance à l'isolement, somnolence... La déprime saisonnière revêt beaucoup de visages en fonction des personnes qui en sont atteintes. Pourtant, derrière son caractère à première vue pathologique, il ne se cache rien d'autre qu'un mécanisme d'adaptation de l'organisme.

 

J'aimerais que ce soit clair pour tout le monde : il est normal de ralentir en hiver ! La plupart des espèces animales qui évoluent sous les moyennes à hautes latitudes connaissent alors une période de repos ou d'hibernation. N'oublions pas que, bien qu'ayant un intellect qui nous distingue des animaux, nous possédons aussi un corps organique qui nous en rapproche et qui évolue, lui aussi, au rythme des saisons. La somnolence, la fatigue et le manque d'intérêt ou de motivation pour les activités de groupe n'est que la conséquence du ralentissement du métabolisme. Le corps vous indique simplement qu'il a besoin de davantage de calme. De ce point de vue, il n'y a plus rien de pathologique dans vos symptômes. Ce qui serait pathologique, en revanche, c'est de s'efforcer à tenir le même rythme effréné pendant toute l'année, au détriment des besoins physiologiques de votre corps.

 

Assez de se raconter des histoires

Comme vous l'avez vu, il y a deux composantes à la déprime saisonnière : la composante physiologique concerne le ralentissement du métabolisme, la composante psychologique concerne les troubles de l'humeur. S'il est normal d'avoir un semblant de tristesse lié à la baisse de la luminosité, la déprime elle-même est, pour moi, déclenchée par la rumination pure et simple. Il y a ce que vous vivez effectivement dans votre corps et l'histoire que vous vous racontez à propos de ce que vous vivez dans votre corps. Si cette histoire est pessimiste, il n'est pas étonnant que vous soyez de mauvaise humeur !

 

Ainsi, outre la tristesse, on décrit fréquemment des pensées négatives et auto-dépréciatives comme caractéristiques de la déprime saisonnière. Tout à coup vous avez l'impression d'être inefficace, inutile, et avez le sentiment que l'avenir ne vous réserve rien de bon. Ces pensées ne viendraient-elles pas du désir inconscient de vouloir être au top toute l'année sans y parvenir ? Après tout, c'est ce que la société capitaliste attend de vous - que vous soyez un rouage parfait. Qu'il y ait 16 heures ou 8 heures d'ensoleillement par jour, qu'il fasse beau, qu'il pleuve ou qu'il neige, qu'il fasse jour ou nuit, on vous demande de faire vos heures, cinq jours sur sept. L'invention de la lumière artificielle a été une vraie avancée pour l'homme, mais elle l'a également poussé à dépasser ses limites physiques et à travailler plus que de raison... et de saison ! Saviez-vous qu'avant l'invention de l'ampoule électrique, les journées de travail commençaient et se terminaient avec le coucher du soleil, surtout en hiver ?

 

Une opportunité pour s'écouter

Je ne vois pas les personnes dont le corps est particulièrement sensible au changement des saisons comme malades. Au contraire, je les vois comme personnes parfaitement saines vivant dans un système malade dépourvu d'humanité. Vous n'avez donc aucune culpabilité à avoir, ni à vous juger à cause de la baisse de vos performances : la meilleure attitude pour rester en bonne santé en toutes circonstances est d'écouter et de respecter votre corps.

 

Voyez plutôt cette période comme une occasion d'apprendre à écouter vos besoins physiques et émotionnels. Misez sur les activités calmes qui vous paraissaient sans attrait le reste de l'année. C'est aussi le moment idéal pour explorer votre monde intérieur avec la méditation, la sophro, le yoga et même l'art-thérapie! Si, comme moi, vous êtes sensible aux énergies des pierres et des cristaux, je vous conseille la pierre du soleil naturelle (et non pas synthétique) à porter en pendentif autour du cou. Elle a une influence très positive sur les troubles de l'humeur saisonniers.

Voici également une vidéo que j'avais fait sur le sujet il y a un an, avec trois conseils naturels pour mieux vivre cette période.

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