Les coulisses d'un atelier Sophro-mandala

En juin dernier, j'ai eu l'honneur d'animer à Lyon un de mes rares ateliers sophro-mandala, dans lesquels j'emmène les personnes en voyage vers une meilleure connaissance d'eux-mêmes grâce à la sophrologie et au dessin intuitif centré (le mandala intuitif). Aujourd'hui je partage avec vous, à la manière d'un reportage, le déroulement de cette journée riche et magique telle que je l'ai vécue.

 

Aujourd'hui est l'une de ces journées rares et particulières auxquelles je me prépare des semaines en avance : je vais animer un atelier sophro-mandala. Durant trois heures, je vais guider un groupe de quatre personnes en voyage vers la connaissance de soi, de ses blocages et de ses blessures, mais aussi de ses forces et de ses ressources, le tout ponctué par les enseignements sur la manière de se servir des outils principaux proposés : la sophrologie et le mandala, afin d'évoluer vers plus d'harmonie dans sa vie et dans sa relation à soi-même.

 

J'arrive en avance dans la salle d'atelier pour organiser l'espace, ainsi que mes propres pensées. Vais-je être capable de transmettre avec suffisamment de clarté une expérience que je vis et revis personnellement depuis trois ans ?* Naturellement, ce n'est pas le premier atelier que j'anime, mais son contenu s'est quelque peu enrichi et approfondi au fil du temps.

 

Enfin, tout est en place et les participants arrivent. Sans surprise, mon public est aujourd'hui exclusivement féminin, mais aussi totalement novice, ce qui me satisfait beaucoup, car je vais ainsi pouvoir délivrer un maximum d'informations pertinentes.

 

Les présentations faites, je rentre dans le vif du sujet avec l'explication sur nos outils de travail qui sont la sophrologie et le mandala. Le but de l'atelier, lui, peut être résumé en un seul mot : la créativité. La créativité comme un moyen de se libérer, de parvenir à s'exprimer sans entraves, de pouvoir se rapprocher de son être véritable, celui n'a peut-être pas eu la parole depuis qu'il a dû mettre de côté ses rêves d'enfant et rentrer dans le moule à l'âge de la scolarisation.

 

Nous débutons la pratique en musique avec des exercices de sophrologie pour nous permettre de relâcher nos tensions corporelles et mentales, nous mettre dans un état d'écoute intérieure propice à un travail intuitif. Progressivement nous devenons plus réceptifs à nos ressentis corporels et aux images qui traversent notre espace mental. Les participants sont bluffés par la rapidité avec laquelle arrive l'état de relaxation profonde, d'autant plus que tous pratiquent la sophrologie pour la première fois. Quelques bâillements se font même entendre. Toutefois, nous devons rester tranquilles, mais alertes. Nous terminons cette introduction avec un exercice de centrage qui aide à renforcer la concentration du groupe. A présent, tous sont ouverts et réceptifs ce qui va faciliter d'autant la suite du travail et la compréhension des concepts inédits.

 

Je m'efforce de transmettre au groupe l'essence du travail telle que je la vis : le lâcher-prise vis-à-vis du dessin. Nous n'essayons pas de créer une œuvre d'art. Nous essayons simplement de laisser couler l'expression créative à travers nous, par le biais du crayon qui danse sur le papier, tandis que le dessin en lui-même n'est que le sous-produit de ce processus créatif. Le plus grand travail se déroule à l'intérieur de soi avec un brassage des pensées et des émotions parfois contradictoires, et qui nous libère progressivement, par couches successives, de ce que nous ne sommes pas pour contempler au final ce que nous sommes véritablement. A travers une série d'exercices, tous expérimentent alors le lâcher-prise par le biais du dessin centré.

 

Puis, j'introduis les participants au mandala, à sa symbolique étroitement liée au « soi » vu comme la somme de la conscience observatrice, de la psyché et de la personnalité. Chacun découvre dans le mandala un espace d'expression qui agit tel un miroir en figeant sur le papier, dans un mélange de formes et de couleurs, ses états mentaux et émotionnels du moment qu'il est possible de décrypter pour s'en servir dans son évolution.

 

Alors que chacun tient devant soi le mandala qu'il vient de réaliser, je le guide à travers l'interprétation des lignes, des formes, des couleurs utilisées. Tout a une signification : les arrondis, les angles, la force du trait, les formes générales, la palette utilisée, ainsi que les couleurs favorites et les couleurs taboues. Tout ceci constitue le portrait de nos états intérieurs et joue un rôle de révélateur, de catalyseur de changement.

 

Mais il y a aussi une façon plus active de travailler avec le mandala intuitif, en se servant du pouvoir transformateur des couleurs. En effet, chaque couleur porte une qualité rattachée à des pensées, des émotions, des attitudes ; en sachant bien choisir nos couleurs nous pouvons alors stimuler les qualités voulues en nous-mêmes tout en dénouant les nœuds et les blocages responsables des situations problématiques dans nos vies.

 

Alors que l'atelier approche de son dénouement, chacun prend un moment pour méditer sur son mandala et les leçons qu'il lui a appris, puis nous échangeons nos expériences et nos impressions. Il en ressort un émerveillement général quand au décryptage de son mandala et à la pertinence des informations obtenues. Une participante confie avoir enfin trouvé avec le mandala intuitif un espace d'expression qui lui laisse enfin suffisamment de liberté créative (ce qu'elle n'a pu trouver avec les albums de coloriage achetés dans le commerce). Nous nous remercions, puis vient le moment de nous quitter, enrichis de ce grand instant de partage.

 

*La plupart de mes méthodes de travail avec le mandala sont résumés dans mes ateliers mandala en ligne et mon cahier d'exercices « Les trois voyages du mandala ».

Ces vidéos explicatives se proposent d'illustrer le processus créatif.

Vous pouvez aussi visiter ma page Facebook consacrée aux mandalas.

 

 

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